Histoires vécues (hier)/Storie vissute (ieri)


 

Les Rochas du 16 ème au 20 ème siecle
Histoire d’une famille du Dauphiné d'Outremont



REFERENCES

1
Cf. Revue Française de Généalogie , numéro spécial « Localisez vos ancêtres », p. 10-11. Le n°107 de la revue Généalogie & Histoire (p. 39) donne une explication très proche : Paul-Louis Rousset, dans Les Alpes et leurs noms de lieux (1988), cite rochas parmi les innombrables toponymes, roc, rochasson, rochas ; et écrit : sans savoir d’où ils sont issus, tout le monde leur accorde une origine pré-indo-européenne ou au moins pré-latine (…), précisant que roche peut signifier rocher ou hauteur. Jean Arsac écrit que, dans le domaine franco-provençal, rotsa, rocha signifie butte rocheuse ou hauteur pointue et désigne souvent une éminence fortifiée. Enfin, Marianne Mullon, dans son Origine et histoire des noms de famille (éditions Errance, 2002, p. 84), donne la définition suivante : patronyme du sud-est dauphinois. C’est un mot dialectal qui signifie roches, amas de roches. [Il] a donné naissance à de nombreux lieux-dits et, par conséquent, à des patronymes.
2
Cf. Revue Française de Généalogie, n°252, p 22.
3
Cette analyse est corroborée par une étude réalisée en 2009 à partir de l’annuaire téléphonique, qui a permis de recenser 650 abonnés Rochas représentant environ 2 000 personnes. 46% de ces abonnés résidaient dans l’ancienne principauté et 30% en Isère
4
Une recherche toponymique plus approfondie permettrait certainement d’en découvrir d’autres.
5
Ancienne dénomination utilisée pour désigner les vallées du Haut-Dauphiné cédées par le Roi de France au Duc de Savoie par le traité d’Utrecht (1713).
6
Archives départementales de l’Isère (ADI), 8B 618, comptes de Bardonnèche et Césane.
7
Petit village dépendant de la paroisse de Beaulard, situé du même côté de la vallée de la Doire Ripaire que Millaures. Les Rochas de Royères cités parmi les confrères de Saint-Hippolyte se retrouvent logiquement dans les registres paroissiaux de Beaulard dont dépendait le hameau : une liste des âmes de 1620, intercalée entre les actes du premier registre, confirme la présence de deux familles dont les prénoms présentent plusieurs correspondances avec ceux de la confrérie Saint-Hippolyte. Ces Rochas apparaissent également dans les minutes d’un notaire de Beaulard de la première moitié du 17ème siècle, conservées aux Archives d’Etat de Turin.
8
Fondo parrocchia di Bardonecchia, Confraternite e Compagnie, Confraternita di Sant’Ippolito, 25 – 306 (1490-1692). Sous l’Ancien Régime, les confréries étaient plus ou moins des sociétés d’entraide fondées sur l’appartenance à une même corporation ou à un même groupe social. Elles peuvent être considérées, à certains égards, comme des ancêtres de notre Sécurité Sociale et de nos mutuelles, à ceci près qu’elles avaient presque toujours une dimension religieuse.
9
Jean Rochas, prêtre (reçu dans la confrérie en 1509) ; Thomas, de Royères (1516) ; Jean, de Royères (1521) ; Alziat, de Royères, décédé en 1578 (1529) ; Georges, fils de Michel (1529) ; Pierre (1547) ; Jean, fils de feu Joanon (1548) ; Anthoine, fils de Barthélemy, décédé en 1574 (1556) ; Bertollomyeu, fils d’Axiat, de Royères (1567) ; Bertollomyeu, fils de Thomas, de Royères, décédé en 1576 (1573) ; Gaspard (1582) ; Joanon, de Beaulard (1590) ; Pierre, fils de Joanon (1593) ; Pierre (1595) ; Barthélemy, décédé en 1616 (1595).
10
Il existe également des lieux-dits Rochasson à Millaures et Rochas à Rochemolles qui présentent certainement la même configuration géographique que le hameau de nos ancêtres. A Rochemolles, ce lieu-dit est cité dans le contrat de mariage de Louis Allemand et Magdeleine Gay reçu le 26 avril 1666 (Archivio di Stato di Torino, Archivio Notarili di Susa, Jean-Louis des Ambrois [notaire à Bardonnèche], Protocollo, Mazzo 1710 (1665-1667), f°79)
11
Archives départementales de l’Isère, B 2671, Second livre de reconnoissances concernant la chatelenie de Bardonenche et des parroisses en despendans, receues par Jean Grandis en l’année 1463 , 296 f°. Les actes intéressant les Rochas se situent aux f°262 (Joffrey Rochas) et 270 (Gauvaing Rochas).
12
Archives départementales de l’Isère, B 3712, Parcella servitiorum dalphinatium castellaniae Bardonneschiae .
13
Cf. arbre généalogique de descendance de Michel Rochas "(tableau n°1)
14
Archives communales de Bardonnèche, Protocolli notarili, Archivio del notaio Pierre Garcin [notaire à Rochemolles], CA II FASC. 2 (1606). Cf. transcription.
15
Parrocchia di Bardonecchia, Registri Parrochiali, Registri degli atti di battesimo, matrimonio, morte.
16
Mémoire ou notices intéressantes tant pour ce qui regarde la Chapelle de Saint Sébastien comme plusieurs autres événements remarquables afin que les habitants du Rochas puissent voir à l’avenir ce qui s’est passé dans notre village, fait en l’année 1864 par le procureur de la dite Chapelle, Allizond Laurent
17
Centro Culturale Diocesano di Susa, Archivio Storico Diocesano, Archivio dell’ex comune di Millaures. Registro catastale (mutancier) 1743.
18
Tous deux descendants d’Antoine Rochas et Marguerite Allemand.
19
Archives communales de Bardonnèche, Protocolli notarili, Archivio del notaio Jean Pascal Blanc [notaire à Bardonnèche], CA I FASC. 1 (1568).
20
 Fils de Sébastien Rochas et Marie Faure, il est né le 13 novembre 1707.
21
Chesal ou chasal : en Dauphiné, petite grange avec parcelle attenante et close, aussi ruine
22
Transcription du testament d'Antoine
23
Hameau de Bardonnèche.
24
Archives communales de Bardonnèche, conti consolari (comptes consulaires de Bardonnèche et des communautés avoisinantes). L’assemblée des habitants semble composée des anciens consuls de la communauté, comme l’indique un acte reçu le 1er mars 1634 par Maître Jean-Baptiste Allemand, notaire à Millaures (Archivio di Stato di Torino, Archivio Notarili, Susa, Giovanni Battista Allemand [notaire à Millaures], Protocollo, Mazzo 103, (1634-1635)).
25
Archivio di Stato di Torino, Archivio Notarili di Susa, Jean-Baptiste Allemand [notaire à Millaures], Protocollo, Mazzo 103 (1634-1635).
26
Fille de Constant Médail, consul de Millaures en 1612, lui-même fils de Domény (Dominique) Médail. Constant Médail avait épousé en secondes noces Catherine Aymon, fille de Jean, originaire de Rochemolles. Tous deux sont décédés après 1614.
27
Dans les registres paroissiaux d’Oulx de cette époque, le patronyme des femmes n’est jamais indiqué dans les actes de baptême et de sépulture, ce qui ne facilite pas les recherches.
28
Nous savons peu de choses d’Antoine et Jean-Antoine Rochas : ils semblent être nés avant André, le contrat de mariage de ce dernier évoquant ses autres frères aînés sans citer leur prénom. Antoine est mentionné une seule fois dans une obligation passée par Georges Rochas à son père pour la somme de deux livres quinze soulz que le dict George luy debvoit pour la part du salaire de Anthoine son filz et le restant estant pour despence faicte à la maison dudit Anthoine (acte reçu le 17 septembre 1635 par Maître Jean-Baptiste Allemand). Quant à Jean-Antoine, il est témoin au contrat de mariage de son frère André et signe l’année suivante au bas d’un acte concernant l’église paroissiale de Millaures (même référence).
29
Archives communales de Bardonnèche, conti consolari.
30
Il existe toujours un lieu-dit Raffour à Puy.
31
Fille de Barthélemy Blanc et Marie Vachet. Barthélemy a épousé en secondes noces Agathe Parisat, dont il a eu deux enfants, Jean et Jeanne. Jean assistera au mariage de son neveu par alliance André Rochas (1650-1698) en 1676. Agathe Parisat est décédée à Bardonnèche en 1657.
32
Transcription du contrat de mariage d'André Rochas et Marie Blanc.
33
Alberger : louer pour une longue durée ou à perpétuité.
34
Centro Culturale Diocesano di Susa, Archivio Storico Diocesano, Fondo parrocchia di Millaures, Rapporti con l’autorita civile (1649-1926), Carte relative all’alloggiamento delle truppe militari, 10 – 132 (1649-1703).
35
Confrérie créée à Mélézet en 1650 (Centro Culturale Diocesano di Susa, Archivio Storico Diocesano, Fondo Parrocchia di S. Antonio Abate, Confraternita dello Scapolare, "Catalogue des confrères et sœurs de la confrérie du Saint-Scapulaire", 31–394 (1651-1862)).
36
Pour situer les membres de la famille Rochas reçus dans la confrérie du Saint-Scapulaire, se reporter aux tableaux généalogiques n°1, 2, 3
37
Cf. arbre généalogique de descendance de Michel Rochas (tableau n°1).
38
Leur existence est simplement connue par un acte de 1724 (Archivio di Stato di Torino, Uffici di Insinuazione, Tappa di Oulx, Mazzo 19 (1723-1724)).
39
Centro Culturale Diocesano di Susa, Archivio Storico Diocesano, Fondo parrocchia di Millaures, Rapporti con l’autorita civile (1649-1926), Carte relative all’alloggiamento delle truppe militari, 10 – 132 (1649-1703).
40
Famille de Jean-Simon Tournour (1600-1671) et Catherine Faure (vers 1623-1683). Cette alliance avec une famille des Granges s’explique peut-être par le mariage d’Antoine André et Marie Rochas, grand-tante d’André Rochas (1650-1698). Originaire de Millaures, Antoine André semble avoir vécu quelques années aux Granges avant de regagner sa paroisse d’origine : il a en effet occupé les fonctions de procureur de la chapelle Saint-Jacques des Granges, ainsi que l’atteste le registre de cette chapelle conservé à la cure de Bardonnèche.
41
Reçu le 26 avril 1676 par Maître Jean Agnès notaire à Bardonnèche (Archivio di Stato di Torino, Archivi Notarili, Susa, Giovanni Agnès, Minutario, Mazzo 11 (1674-1676)). Cf. transcription en annexe.
42
Archives communales de Bardonnèche. Registre non daté, légèrement antérieur à 1667.
43
Registre antérieur à 1671 (archives communales de Bardonnèche). L’article concernant Jean-Simon Tournour, fils de feu Claude, mentionne une maizon, chambres, grange, estable aux Granges tenant le chemin dessus, Benoict Gilbert dessous, Maître Claude de Névache à bize. Ce maisonnement est sans doute celui qui a été acheté par le père de Catherine, Guillaume Faure-Chamar (1587-1624), à son frère Pierre le 23 mai 1615.
44
Les Horres sont aujourd’hui un hameau de l’ancienne paroisse de Millaures. Lissart est sans doute l’actuel village des Issards.
45
Fille d’Etienne Reuil (1647-après 1718), laboureur, et de Marguerite Médail (1660-1702).
46
Fille d’Alexis Francou (1688-1732), laboureur, et de Marie Mouthoux (1686-1754). Le contrat de mariage de Jean-Baptiste Rochas et Marguerite Francou a été reçu le 24 février 1745 par Maître Agnès, notaire à Bardonnèche (Archivio di Stato di Torino, Uffici di Insinuazione, Tappa di Oulx, Mazzo 60 (1745)). Cf. transcription en annexe.
47
Soit 61,3 ares
48
Soit 10,4 ares
49
 Acte de partage reçu le 27 janvier 1745 par Maître Agnès, notaire à Bardonnèche (Archivio di Stato di Torino, Uffici di Insinuazione, Tappa di Oulx, Mazzo 60 (1745)). Cf. transcription.
50
Avant son mariage, Claude avait eu un fils naturel, Alexis, décédé le 10 janvier 1783 à l’âge de 2 mois. La mère s’appelait Agnès Marguerite Pellerin.
51
Fille de Joseph Ponchier (1723-1784) et de Françoise Agnès (1726-1787). Le contrat de mariage de Claude et Marguerite a été reçu le 14 avril 1788 par Maître Joseph François Peytavin, notaire à Oulx (Archivio di Stato di Torino, Uffici di Insinuazione, Tappa di Oulx, Mazzo 177 (1788)). Cf. transcription.
52
Archives communales de Bardonnèche, Consignation des personnes & bestiaux existants dans la communauté de Bardonèche le 26 août 1794.
53
Cf. arbre généalogique de descendance d’Alexis Rochas (tableau n°3).
54
Fille d’Hippolyte Pascal (1751-1837) et de Marie Marguerite André (1750-1803). D’après la Consignation des personnes & bestiaux citée plus haut, Hippolyte Pascal possède deux vaches, quatre brebis et chèvres, sept chevreaux et un âne, ce qui le situe dans la moyenne des habitants.
56
Cession de biens et droits successifs reçue par Maître Antoine Agnès, notaire à Bardonnèche, le 14 août 1860 (Archivio di Stato di Torino, Uffici di Insinuazione, Tappa di Oulx, Mazzo 422 (1860)).



































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